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Jurisprudence de la Signature Apostolique en matière contentieuse-administrative
 
 

Tribunal suprême de la Signature apostolique
Sententia definitiva du 23.02.2017, Prot. N. 50461/15 CA


Demandeur Rev.da X
Défendeur Congregatio pro Institutis vitae consecratae et Societatibus vitae apostolicae
Objet Nominationis Commissariae Pontificiae et translationis Rev,mae Abbatissae
coram Martínez Sistach
Contenu Constare de violatione legis in decernendo
Notes Cf. Attività della Segnatura Apostolica 2017, in vatican.va/content/dam/romancuria/ segnatura-apostolica/statistiche/segnatura-apostolica-statistica_2017.pdf
Sources 
?
Legenda
 
Canons du Code de 1983
Tous les canons qui se trovent dans les parties in iure et in facto des décisions sont rapportés dans les sources.
On indique en gras les canons qui font l’objet principal de la décision ou sur lesquels la décision pose un principe d’interprétation.
On indique en italique les canons du Code de 1983 :
- qui n’apparaissent pas dans le texte de la décision mais qui sont traités dans la décision ;
- qui correspondent aux canons du Code de 1917, dont la décision, antérieure à 1983, traite.

Autres sources
Toutes les sources qui se trouvent dans les parties in iure et in facto des décisions sont rapportées.
CIC cann. 51; 1531 § 2
LP Art. 6 § 2, n. 3
Arrêts
1. Quidquid est de irritanti clausulae vi, communis ac constans Signaturae Apostolicae
iurisprudentia tenet quod, si motiva in decreto exprimenda desunt (cf. can. 51), decretum illegitimitate laborat in procedendo (cf. sententia definitiva in una coram Burke, diei 22 novembris 2008, n. 5, prot. n. 38820/06 CA). Si vero motiva in decreto expressa sunt, sed haud vera vel haud probata vel haud paria decreto de qua sustinendo reperiuntur, decretum illegitimitate laborat in decernendo.
2. Vitium illegitimitatis ob motiva ne quidem summarie in decreto expressa, in illegitimitate in decernendo absorberi censendum est, ita ut de illo ex professo tractare non oporteat.
3. In vitium in decernendo cedit decretum quod quadam relatione praecipue nititur, quae accurata undequaque haud appareat quamque adversus rationabiliter sese opponunt auctoritates ecclesiasticae sive quoad modum procedendi sive quoad ipsam relationis substantiam (in casu accusationes insequentes erant: egressus cuiusdam sororis necnon plurium sororum; abusus potestatis; rationes administrationis falsae redactae; depositum nummarium apud mensam argentariam haud declaratum; convictus communis, oratio et clausura papalis haud servata; neglectus debitae consultationis consilii).
4. Competenti Curiae Romanae Dicasterio documentum a Signatura Apostolica requisitum illegitime recusante, applicatur praescriptum can. 1531, § 2: «Quod si (pars) respondere recusaverit, iudicis est aestimare quid ad factorum probationem exinde erui possit» (in casu Dicasterium novam Visitatoris Apostolici relationem tradere recusavit).
1. Indépendamment de la force irritante de la clause, la jurisprudence commune et constante de la Signature Apostolique retient que, si les motifs qui doivent être exprimés font défaut dans le décret (cf. can. 51), ce décret est affecté d’illégitimité in procedendo (cf. sentence définitive coram Burke du 22 novembre 2008, n. 5, prot. n. 38820/06 CA). Toutefois, si les motifs sont exprimés dans le décret mais s’avèrent faux ou non prouvés ou inadéquats pour justifier le décret en question, ce décret est affecté d’illégitimité in decernendo.
2. Le vice d’illégitimité dû à l’absence d’expression, même sommaire, des motifs dans le décret doit être considéré comme absorbé dans l’illégitimité in decernendo, de sorte qu’il n’est pas nécessaire de traiter ce vice ex professo.
3. Est affecté d’un vice in decernendo le décret qui se fonde sur un certaine relation qui ne semble pas tout à fait exacte et à laquelle les autorités ecclésiastiques s’opposent, à juste titre, tant pour ce qui est de la manière de procéder que pour le fond même de la relation (dans ce cas, les accusations étaient les suivantes : sortie d’une religieuse et de plusieurs religieuses ; abus de pouvoir ; fausses facturations ; dépôt bancaire non déclaré ; non-respect de la vie commune, de la prière et de la clôture papale ; manque de consultation du conseil quand elle était requise).
4. Si le Dicastère compétent de la Curie Romaine refuse illégitimement un document demandé par la Signature Apostolique, s’applique alors la prescription du can 1531, § 2 : « Que si (la partie) refuse de répondre, il appartient au juge d’évaluer ce qu’on peut en déduire pour prouver les faits » (dans le cas d’espèce, le Dicastère a refusé de transmettre le dernier rapport du Visiteur Apostolique).
 italien

Auteur des arrêts (en latin) : © G. Paolo Montini
Traduction française : © Benôit Malvaux