Université Faculté de Droit Canonique www.iuscangreg.itCIC1983CCEONormes en dehors des deux CodesRéponses du Siège ApostoliqueDroit particulierDroit propre / statutsSources historiques du droit canoniqueJurisprudenceAccords internationauxSites webLittératurePeriodica de re canonicaBibliografia canonisticaMoteurs de rechercheLinklistSitemapProfesseursProfesseurs connus du 20e siècle
Jurisprudence de la Signature Apostolique en matière contentieuse-administrative
 
 

Tribunal suprême de la Signature apostolique
Sententia definitiva du 20.09.2012, Prot. N. 44051/10 CA


Demandeur Rev.dus X
Défendeur Congregatio pro Clericis
Objet Amotionis parochi
coram Burke
Publication ME 140-141 (2023-2024) 37-43.
Download
Traductions it., ME 140-141 (2023-2024) 43-49.
Contenu Constat de violatione legis in procedendo et in decernendo quatenus recursus reiectus est utpote extra terminum exhibitus.
Non constat de violatione legis in procedendo et in decernendo quatenus per silentium recursus praesumitur negative dimissus.
Notes Cf. L’attività della Santa Sede 2012, p. 627.
Sources 
?
Legenda
 
Canons du Code de 1983
Tous les canons qui se trovent dans les parties in iure et in facto des décisions sont rapportés dans les sources.
On indique en gras les canons qui font l’objet principal de la décision ou sur lesquels la décision pose un principe d’interprétation.
On indique en italique les canons du Code de 1983 :
- qui n’apparaissent pas dans le texte de la décision mais qui sont traités dans la décision ;
- qui correspondent aux canons du Code de 1917, dont la décision, antérieure à 1983, traite.

Autres sources
Toutes les sources qui se trouvent dans les parties in iure et in facto des décisions sont rapportées.
CIC cann. 57; 1735; 1737 § 2; 1741, n. 1; 1741, n. 2
Arrêts
1. Priore recursu hierarchico utpote praepropere reiecto, i.e. ante elapsum terminum de quo in can. 1735, competens Curiae Romanae Dicasterium illegitime silet, censens, accuratiore investigatione haud suscepta, alterum recursum hierarchicum ad Summum Pontificem atque eidem Dicasterio per Secretariam Status pro competentia transmissum, extra terminum propositum esse, dum e contra satis probatur eundem in terminis porrectum esse.
2. Curatore pro parocho amovendo haud constituto, violatio legis in procedendo non habetur cum ex actis pateat non solum cura attenta ius defensionis eidem parocho agnoscendi, verum etiam quod ipse hoc ius exercere poterat et de facto exercuit (in casu votum quoque periti super actis, pendente recursu contentioso administrativo exhibitum, illustrat perturbationem, qua parochus laborat, minime eius capacitatem sese defendendi inficere).
3. In parte motiva decisionis satis est fusius de alterutra amotionis ratione agere, dummodo par sit ad legitimitatem decreti amotionis confirmandam.
4. Votum periti super actis causae a Signatura Apostolica exquisitum satis est ad permanentem mentis infirmitatem probandam, quae parochum inidoneum reddit ad obligationes officii parochi rite absolvendas seu imparem suis muneribus utiliter obeundis, si, exempli gratia, peritus teneat acta causae sufficere et credibilia esse ad statum psychicum determinandum; quae acta comprehendant documenta quae demonstrant modo inequivocabili naturam pathologicam modi ratiocinandi recurrentis, qui inter alia sine ullo fundamento obiectivo multos consideret inimicos et paucos amicos, adeo ut inde de facto divisio et discordia in communitate producentur.
1. Lorsqu’un premier recours hiérarchique est rejeté parce qu’il a été présenté anticipativement, c’est-à-dire avant l’expiration du délai mentionné au can. 1735, le Dicastère compétent de la Curie Romaine se tait illégitimement, en considérant, sans recherche plus approfondie, que le deuxième recours hiérarchique, adressé au Souverain Pontife et transmis pour compétence au même Dicastère par la Secrétairerie d’État, est proposé hors délai, alors qu’au contraire il est suffisamment prouvé qu’il a été présenté dans les délais.
2. Si le curateur pour le curé à révoquer n’a pas été constitué, il n’y a pas violation de la loi in procedendo s’il ressort des actes non seulement qu’on a veillé à reconnaître au même curé le droit de défense, mais aussi que ce même curé a pu l’exercer et qu’il l’a effectivement exercé (dans le cas d’espéce, l’avis sur les actes de l’expert, produit durant le recours contentieux administratif, illustre aussi que le trouble dont souffre le curé n’affecte pas absolument sa capacité de défense).
3. Dans les motifs de la décision, il suffit de traiter en détail l’une des deux causes de révocation, à condition qu’elle suffise à confirmer la légitimité du décret de révocation.
4. Le votum sur les actes d’un expert, requis par la Signature Apostolique, est suffisant pour démontrer l’infirmité mentale permanente, qui rend le curé inapte à exercer correctement les obligations de l’office paroissial, c’est-à-dire qu’il ne peut remplir ses fonctions adéquatement, si, par exemple, l’expert estime que les actes de la cause sont suffisants et crédibles pour déterminer l’état psychique ; ces actes contiennent des documents qui prouvent sans équivoque la nature pathologique du mode de raisonner du requérant, qui, entre autres, sans aucun fondement objectif, considère qu’il a beaucoup d’ennemis et peu d’amis, de sorte que naissent en fait division et discorde dans la communauté.
 italien - allemand
Commentaires M. Teixidor, «Commento /Note. Il silenzio amministrativo quale oggetto di controllo giurisdizionale di legittimità e la capacità di interporre il ricorso gerarchico: brevi note a margine di una sentenza», ME 140-141 (2023-2024) 51-59.

Auteur des arrêts (en latin) : © G. Paolo Montini
Traduction française : © Benôit Malvaux